Le Silence

Journal Personnel

 

Je m’endors, ce n’est que le début. Le sursaut de l’eau sur mon crâne me projette une image de mille et une pluie. Mon 06 ne me suivra pas aujourd’hui, il restera au lit. La musique techno de mes talons vibre entre mes oreilles, quelle joie je m’entends respirer, Mes talons coupe légèrement mon souffle.

L’air me semble frais et nutritif, quelle étrangeté ? Bravo la tabagiste, vous avez adopté ma manière  de  communiquer  aujourd’hui.  Symbolique  est-il  d’être en silence dans le monde qui prétend vouloir valoriser la parole?

Elle m’a fait un grand câlin souriant, A. était la première personne connue avec qui j’ai établi la communication. J’ai écris pour elle « Merci beaucoup, je te souhaite autant, même dix fois +. Il n’y a pas de silence vraiment ?

La douleur légère a commencé, causé par des faits étrangers dans mon corps. La mise en page, précoce, de certains mots nécessite leur soulignement.

A. parle la langue de signes, mais on communique malgré nous. Brièvement, je m’ennuyais…, mais maintenant je me sens extériorisé, même si je me trouve aux toilettes. Ils sont tous là, le conglomérat entier, il me semble qu’ils ne savent pas. C’est très bien ils me paressent silencieux. J. est souriante et compréhensible. Les livres sont fragiles, spécialement les plus précieux. La première incompréhension  est  survenue.  L.C.  tentent  de  me  faire  parler,  leurs moyens sont corporels et pseudo suggestifs, néanmoins elles ont échoué, pour l’instant. C’est leur première tentative; la journée/soirée s’annonce longue.

Un déjà Vu me surprend. Ame serre la main avec reconnaissance. Même le silence a un bruit, on peut le manger, goûter, coincer dans ma gorge. Je vais me faire descendre par cette équipe de jeunes bien équipés, voyons, voyons.

La douleur devint plus aiguë surtout du côté droit.

Les gesticulations et la mimique exagérée me gonflent profondément. P. et P. vont se moquer de moi artistiquement, n’est ce pas?

La communication s’accélère d’un pas incroyable. Les références tombent sur mes épaules comme des kilooctets.

Qu’est ce que cette chaise de nain ? Le peuple Serbe est une masse atrophiée à cause de la misère auto-infligée; et après ils ont la force d’écrire des pièces de théâtre rudimentaire et sanitaire.

Grigley  dans  sa  démarche  emploie la personnalité des autres. Conversation avec H. passe comme d’habitude, je ne sais pas suis-je à côté de la plaque où est-il ? L’informatique est un moyen utile, mais dans l’exemple de H. Ca ne change pas grand-chose. C’est une journée de travail assez dure, je sens des regards souriants qui m’embrassent comme le soleil instantané. Être prisonnier de son propre concept. La définition du mot « INVITER » est forcément liée à un endroit et une heure précise. Écriture et recueil des écrits obsessifs dans un but machinal et malin. Il fait combattre le désir qui surgit, qui se dévoile, qui m’en veut, « PARLER » dans un contexte social autour d’un moment de décompression. Les gestes pseudo lucide de G. me font rire puisque sa cruauté est appréciable et contestable, mais on ne peut  pas  l’encadré.  Involontairement  j’ai  fait  circulé  une

rumeur qui me touche personnellement, je reconnais instinctivement la peine de cette personne. Est ce qu’elle va danser dans la cage ? Je suis en train de me taper un fou rire dilué dans le prémisse de la folie personnelle sous le soleil qui sort derrière le rideau humide. La douleur deviens de + en + insupportable. J’ai l’impression d’être pris, encore une fois, pour un objet. Cette fois ci le contact est + humain. Où est il le courage d’affronter ? …, disparu avec le couché ? L’espace temps se dilate dans un moment d’attente, être sur un arrêt de bus spectrale. La blancheur de la peau révèle des expositions aux UV négative. Écrire me fait de la peine, la migraine familiale gagne sa place entre mes synapses, les noter dans un moment historique, HA HA HA, quelle ironie de proclamer mon existence comme une partie d’histoire ; de bouger ma mâchoire ??? La circonstance placide de perte de soi. Le Pok-Pok enchante des masses.

D’entrer en contact quand t’est auto handicapé temporellement, c’est une question supersonique qui pénètre d’une vitesse notable nos existences sableuses. La douloureuse inquiétude me suit, la concentration sur le Centre sera la meilleure cure. J’ai l’envie de parler avec le cratère de Galilée. LA présence de l’ordre est symbolique mais tout de même présente. Tout le monde est dans l recherche, le clou entre deux plaques cherche sa place. La musique s’accorde avec le sifflement dans mes oreilles, dans ces dernières minutes je me concentre sur la douleur, j’y accorde sa place, j’y infiltre, j’y dépasse, assis sur un poteau, entouré de pseudo séparatistes,

FIN DE TRANSMISSION.

 

Journal de communication avec le public

 

Mi. Bonjour je voudrais un paquet de « RIZLA » argenté si il vous plait. Merci.

T. …. Alors je voudrais un paquet de « RIZLA » argenté, oui bien sur monsieur.

A. Je ne sais pas si le mot « SILENCE » existe en langue des signes… ?…

Mi. Etrange.

A. Si les bruits n’existent pas, alors le silence non plus.

H. Rien entendre le jour de la fête de la musique, c’est pas mal ! Bien joué ! J’espère que tu iras jusqu’au bout.

Mi. Merci j’espère aussi que ça va durer.

C1. Ça complète ta performance « Bla Bla »… ? Finalement tout ce que on peut dire ça sert à rien ? Tu garderas une trace de cette performance muette ?

Mi.  Toutes  les  feuilles  de  correspondance  plus  le  journal que je tiens sont des traces. En ce qui concerne le «Bla Bla», je peux dire que t’est un garçon assez perspicace.

C. Oui bien sûr, et en fait je t’envie un peu, car souvent les gens sont chiants et c’est tellement plus pratique de les regarder, sans les entendre et de ne pas leur répondre, avec un petit sourire comme tu le fais.

Mi. Merci c’est très sympa de ta part.

E. T’entends vraiment rien ?

Mi. Si, j’entend la musique en peu, et quand tu cris à coté de moi.

E. On doit déjà t’avoir posé cette question 50 fois, mais tant pis, je demande : Tu comptes faire ça jusqu’à quand ? Tu ne t’emmerdes pas ?

Mi. Bien sûr il y a des moments où je m’emmerde, mais je récompense ça en ayant une autre perspective et puis jusqu’à minuit si la douleur ne m’en empêche pas.

C2. As-tu un téléphone habituellement ? Est-ce que tu l’a coupé complètement ?

Mi. Oui, j’ai un téléphone, mais j‘ai coupé la communication.

C2. T’envois des textos ?

Mi. Même pas je l’ai laissé à la maison.

C3. Je ne peux pas lire ?

Mi. Pour l’instant c’est privé/en cours de travail.

C3. Bon, bah ! T’auras donné un coup de pied à quelqu’un alors.

Mi. ???

C3. A moi à l’instant ! Bon ça va de toutes façon ce n’est trop pas ma journée !…

Mi. Et Why ?

C3. Je ne sais pas je crois que je serais bien mieux comme toi avec des sons étouffés et lointains. Au milieu des autres mais sans « tout », comme dans un rêve, en tout cas en décalage.

Mi. Je me sens comme toi assez souvent, mais pour resurgir j’adhère à la folie de l’instant.

C3. Mais, dans ta tête ça ne doit pas être le silence, non ? Il doit y avoir mille pensés qui font du bruit?

Mi : Ça dépend du moment, quand je suis seul c’est vide plus ou moins, mais quand je suis entouré, je me sens à côté de la plaque, la parole ne me concerne pas, les gestes comptes.

C3. En fait t’es peut-être le plus proche de J. du coup.

Mi. Oui sauf que lui quand il pense en une seule langue, au contraire je pense en trois.

C3. Pour l’importance des gestes j’entends. La musique est très belle.

Mi. Réjouis-toi.

Mi. à G. Puni toi !!!

Mi. J’ai des bouchons d’oreilles.

S. Et moi t’as entendu ce que j’ai dit ?

Mi. J’ai lu sur te lèvres « Ça va » et « Désolé ».

S. Je croyais que tu faisais ça demain et que tu les avais mis pour ne pas entendre la musique qui te déplaisait ! Alors je te charriais.

C1. Et alors, toujours pas frustrant ?

Mi. Non puisque il y a une foule de gens qui veulent faire une session de MSN en live.

C1. En fait tu deviens l’attraction muette.

Mi. Oui presque un Fou du Roi muet.

C1.Ah !!!

Mi. Et, on est tous des Rois !

C4. Pour moi, le silence, c’est l’écoute visuelle du monde.

Mi. Exact, comme une sorte de pseudo synesthésie.

R. C’est bon plan pour brancher des meufs !

Mi. Petit con pervers, tu voudrais profiter.

Z. Tu ne bois pas ?

Mi. En capitale S.T.P. !

Z. Capitale ?, comme la peine de mort ?

Mi. J’ai rien fait moi, je ne suis pas un criminel de guerre!